Quatre vignerons à visiter dans les vallées de la Napa et de la Sonoma

Il y a quelque chose de très hollywoodien à remonter la route CA-29 à partir de la petite ville de Napa en Californie. Entourée de collines dont on s’attend à chaque instant à voir débouler Carrie Ingalls, de la petite maison dans la prairie, la route remonte la vallée de la Napa et voit défiler les panneaux indiquant l’entrée des fameuses « wineries » (comprendre « domaine » ou « château »).

Vignes dans la vallée de la Napa

Ce qui surprend en premier lieu, c’est la gestion de l’espace. Car de l’espace en Californie, il y en a ! Contrairement à nos vignobles européens où chaque mètre carré est exploité par la vigne. Les paysages oscillent entre forêts, vignes, jardins, stations essence, restaurants et châteaux aux styles hétérogènes. Ici, la vigne n’est qu’une partie du spectacle ! La détente et le commerce complètent la carte postale d’une viticulture résolument tournée vers l’oenotourisme et le business. 

Nous avons déjà longuement parlé dans ces pages de l’histoire du vin californien et de la culture du marketing qui y prédomine. Ici nous vous présentons les quatre wineries que nous vous recommandons de visiter, car elles nous semblent être représentatives de la culture viticole californienne. En voiture !

Remettons un peu les choses dans leur contexte

Si la Californie représente plus de 90% de la production américaine de vin, il est surprenant de noter que les vallées de la Napa et de la Sonoma ne pèsent respectivement que 5% et 6% de la production des vins californiens !

Sur les 195 000 hectares de vignes que compte le vignoble californien, les deux plus prestigieuses régions ne couvrent respectivement que 17 500 et 28 000 hectares, répartis sur ~1000 domaines.

Ce qui représente en moyenne 50 ha par domaine. A titre de comparaison, le vignoble bordelais couvre 118 000 hectares et la taille moyenne d’une exploitation est de 25 hectares. Les américains voient tout en grand !

Des températures aux amplitudes idéales

Ce qui fait la renommée toute particulière des vallées de la Napa et de la Sonoma, c’est leur climat méditerranéen. Il y fait chaud l’été, doux l’hiver et l’amplitude des températures relevées dans la même journée y est particulièrement forte.

A la fin de l’été, au moment où les raisins finissent leur maturation, la chaleur de la journée peut atteindre 30°C. Elle permet aux baies de raisin de développer leur sucrosité. La nuit, les températures retombent sous les 10°C grâce à la fraîcheur de l’océan pacifique, qui remonte chaque matin les vallées sous la forme de brume. Cette fraîcheur est précieuse, car elle permet aux baies de conserver leur acidité.

Les brumes de la baie de San Francisco remontent chaque matin de l’été vers les vallées de la Napa et de la Sonoma

Dans cette région ensoleillée, les côteaux qui bordent ces vallées ne sont pas plantés. Et pour cause, le soleil est suffisamment intense en plaine pour amener les baies de raisin à maturité. Et l’irrigation, nécessaire (et souvent sur-utilisée) dans cette région aride, est incompatible avec une culture en pente.

Une histoire en construction

Longtemps, les vins californiens se sont contentés d’imiter les styles européens. Français, italiens, espagnols en particulier. En témoignent les cépages les plus plantés dans ces vallées :

  • Pinot noir, merlot, cabernet sauvignon et zinfandel en rouge
  • Chardonnay, sauvignon blanc, riesling en blanc

Depuis les années 1980, les vignobles californiens ont commencé à davantage affirmer leur propre style. Sous l’impulsion de critiques influents comme Robert Parker, ils ont misé sur une plus grande maturité des raisins.

En laissant les baies murir plus longtemps dans cette région ensoleillée, le jus récolté est plus sucré. En résulte des vins plus forts (jusqu’à 16% d’alcool) mais également plus doux. Y compris pour les vins rouges !

Tous les cépages ne résistent pas à cette culture du soleil. Notre avis, subjectif, est mitigé. Un cépage comme le riesling est adapté à des climats frais et continentaux. Il s’adapte mal au climat californien et donne des vins qui nous ont semblés manquer d’acidité et de richesse aromatique. Le cabernet sauvignon en revanche s’épanouit bien mieux dans cette culture viticole. Il se caractérise par une puissance aromatique intéressante faite d’arômes de fruits confits, de cuir et de tabac.  

Nous avons sélectionné 4 wineries à visiter

Vinsdumonde.blog a visité de nombreuses wineries de la région. Nous en avons sélectionné quatre, sur différents critères, dont nous vous recommandons la visite. Il y en a pour tous les goûts : du bio, du connu, du cher, du moins cher, de l’insolite. Voila ce que ça donne :

A savoir avant de se lancer :

  • La plupart des wineries proposent des visites du domaine et des dégustations, selon plusieurs formules. Toutes sont payantes (de $10 à $40 par personne)
  • Il est préférable de réserver sa visite pour éviter les mauvaises surprises
  • Les vins sont chers ! Nous détaillons les prix dans nos commentaires plus loin. Et nous expliquons pourquoi en conclusion

 

1 – Robert Mondavi winery, les lettres de noblesse de la Napa

Site Web : robertmondaviwinery.com

Adresse : 7801 St Helena Hwy, Oakville, CA 94562

Numéro de téléphone : (888) 766-6328

La Robert Mondavi winery
 
C’est peu dire que Robert Mondavi fut un pionnier. C’est à ce fils d’immigrants italiens que l’on doit les lettres de noblesse de la Napa vallée.
Son père est l’un des premiers à ouvrir une winery dans la région après la levée de la prohibition en 1933. Mais ce n’est qu’en 1966 que Robert rompt avec la pratique familiale pour lancer sa propre exploitation dont l’ambition est de produire des vins rivalisant avec les grands vins européens :
  • Il développe une viticulture qualitative.  Les cépages les plus adaptés au terroir sont sélectionnés, les rendements sont limités pour concentrer la matière, les équipements sont modernisés
  • Il développe une approche marketing qui est celle qui prévaut toujours aujourd’hui dans les vignobles du nouveau monde. Il met en avant les cépages, qu’il présente comme des marques, pour une lecture simplifiée des consommateurs.
  • Il est l’un des premiers à élever ses vins en fûts de chêne pour ajouter de la complexité aromatique, qui reste une pratique utilisée (avec plus ou moins de sérieux) en Californie
  • En 1980, il s’associe avec le baron Philippe de Rothschild, qui règne alors en maître sur le vignoble bordelais du Médoc, pour créer Opus One. Ce domaine qui fait face à la Robert Mondavi winery de l’autre côté de la route CA-29 lui donne une dimension mondiale

L’accueil : 4/5

Une fois passé le portique magistral, le visiteur découvre la première des nombreuses oeuvres d’art moderne qui parsèment le domaine. La propriété s’organise autour de cette statue : le chai de vinification, les salles de dégustation, un restaurant et une terrasse ensoleillée qui inspire la quiétude. En face : les vignes parfaitement alignées qui remontent jusqu’en bas du côteau.

L’accueil est bien rodé. Des hôtesses vous prennent en charge et vous présentent les différentes options au catalogue, dont les prix vont de $25 à $60 par personne.

Nous avons opté pour la visite du domaine et une dégustation de 3 vins pour $45. Les prix sont élevés, mais le service est au rendez-vous.

Le domaine : 4/5

Le domaine vinifie sur plusieurs appellations de la région : 

  • To Kalon Oakville, 12 hectares dédiés aux cabernets (franc et sauvignon)
  • Stags Leap District, 162 hectares plantés en sauvignon blanc, merlot, cabernet sauvignon et moscato d’oro 
  • Carneros, situé au sud des vallées de la Napa et de la Sonoma, au plus près de la baie de San Francisco. Ce terroir bénéficie d’un climat plus frais, grâce à la protection des brumes matinales en été. Il est particulièrement adapté à la vinification des pinots noirs et du chardonay  
  • Napa Valley, l’appellation régionale générique

Le vin : 4/5

Les vins sont incontestablement de qualité. Nous en avons dégusté 4 :

  • Unoaked Chardonnay 2015 ($34)

Unoaked signifie que le vin n’a pas été élevé en fût de chêne. Ce chardonnay typique présente une belle complexité. Nous y avons décelé des arômes d’agrumes (ananas) et de réglisse en fin de bouche. 

  • Pinot noir clone 115 2016 ($55)

C’est un pinot noir comparable à ce que l’on connaît de la Bourgogne. Ses tanins sont encore un peu verts. Il mériterait de vieillir encore quelques années

  • Harvest of Joy Red Blend 2014 ($100)

Blend signifie que ce vin est un assemblage de plusieurs cépages : cabernet sauvignon, cabernet franc, malbec, merlot, petit verdot. Il est élevé en fût de chêne français 24 mois. 

C’est là que le bât blesse. Les californiens raffolent de vins boisés. C’est l’effet Robert Parker, qui a encouragé ce type de vins dans ses critiques. Nous n’avons rien contre cette technique, qui permet souvent d’apporter de la richesse aromatique qui vient soutenir le fruit. Mais il ne faut pas en abuser au risque de l’écraser. Pour un vin de ce prix, nous avons été déçus par l’équilibre fruit-bois.

  • Moscato d’oro ($20 la bouteille de 37,5 cl)

Nous avons découvert ce vin très atypique et séduisant. C’est un vin doux et perlant très élégant. Il constituera un apéritif parfait pour les amateurs de vins liquoreux. 

Les prix : 2/5 

Il faut constater que les prix sont particulièrement élevés. C’est une caractéristique des vins californiens, qui sont globalement chers. Ils s’adressent à une classe sociale américaine qui a un pouvoir d’achat plus élevé que celui qu’on connaît en Europe. 
A cela, il faut ajouter le prix de la marque Mondavi. Rappelons-nous que le talent de cet homme est autant dans son génie viticole que dans son art du marketing et du business ! 

 

2 – Saint Francis winery, la vitrine de la Sonoma

Site Web : stfranciswinery.com

Adresse :  100 Pythian Rd, Santa Rosa, CA 95409

Numéro de téléphone : (707) 833-0242  

La vallée de la Sonoma est moins exposée que celle de la Napa. Je ne parle pas ici de l’exposition au soleil, mais de l’exposition à la notoriété touristique et viticole.

Tout y est donc plus relax, à taille humaine, et le vin y est également légèrement moins cher. Le meilleur exemple de cette ambiance protégée est la visite du domaine Saint Francis.

La winery Saint-Francis a cherché à faire de son espace de dégustation un havre de paix

L’accueil : 5/5

Créé en 1979, ce domaine est conçu comme un hommage à Saint François d’Assise, aux animaux qu’il a su protéger, et donc à la nature. La salle de dégustation est chaleureuse, mais calme. Le jardin qui lui fait face permet de boire un verre de vin en observant les vignes. On peut filer la métaphore de Saint François d’Assise jusqu’à mentionner qu’il s’agit là d’un petit coin de paradis !

Pour $20 le « tasting flight » (la dégustation), vous ferez le tour de 5 vins du domaine. Une hôtesse dédiée répondra à vos questions et vous racontera l’histoire de la winery. Après la dégustation, vous pourrez vous promener dans les vignes qui entourent le domaine.

D’autres formules vous sont proposées : un « grand tasting », c’est à dire une dégustation des plus grands crus du domaine, un atelier d’accord mets-vins, voir une activité dans les vignes.

Le domaine : 4/5

Le domaine Saint-Francis cultive 154 hectares de vignes en Sonoma ! Il est certifié en viticulture raisonnée, ce qui n’est pas si commun dans la région. Tout le vin est produit en « estate wine », c’est à dire que les vignes appartiennent au domaine, sont cultivées par le domaine, et que la vinification est gérée au domaine jusqu’à la mise en bouteille.

Pas besoin d’être Robert Mondavi pour être fort en marketing. Saint-Francis a divisé son offre pléthorique en 4 gammes taillées sur mesure pour couvrir l’ensemble du marché :

  • La collection classique, c’est à dire d’entrée de gamme, propose des bouteilles des principaux cépages autour de $20
  • La collection reserve propose un cabernet sauvignon, un merlot et un zinfandel autour de $55
  • Les collections Artisan et Icon montent jusqu’à $68

A noter que le domaine produit également un excellent Porto ! Notre hôtesse prétend avoir le droit d’utiliser le nom de cette marque car le domaine en maîtrise la technique de vinification depuis de nombreuses années. Nous allons enquêter 🙂

Le vin : 3,5/5

Nous avons dégusté 5 vins non commercialisés du domaine :

  • Chardonnay 2016 – Wild oak vineyard – $28
  • Merlot 2015 – Behler vineyard – $48
  • Syrah 2016 – Russian river valley – $45
  • Cabernet Sauvignon 2015 – Moon Mountain District – $68
  • Old Vines Zinfandel 2015 – Bacchi vineyard – $48

Chardonnay, Merlot, Syrah, Cabernet Sauvignon, Zinfandel… en 5 vins, cette dégustation donne un aperçu assez précis de ce que propose la Sonoma valley. Nous avons eu un faible pour le Cabernet Sauvignon, particulièrement bien structuré et élégant, qui pourrait bien être le cépage le plus valorisant pour la région.

Les prix : 3/5

Si l’accueil est excellent et le vin de qualité, reste toujours le problème du prix. Ils sont plus raisonnables qu’en Napa mais le rapport qualité prix reste manifestement destiné au marché intérieur américain.

3 – Benziger winery, la biodynamie au coeur de la Sonoma

Site Web : benziger.com

Adresse :  1883 London Ranch Rd, Glen Ellen, CA 95442

Numéro de téléphone : (888) 490-2739  

Sur les ~1000 wineries que comptent les vallées de la Napa et de la Sonoma, seules une vingtaine seraient en biodynamie. Autant dire une goutte d’eau !

Le domaine Benziger est l’une d’entre elles. Marketing oblige, il a su mettre en valeur cette spécificité pour promouvoir ses vins.

L’accueil : 5/5

Nous avons opté pour le tour de la winery et la dégustation de quatre vins du domaine. Pour 30$ par personne, un guide vous conduit en petit train (qui roule au diesel agricole. Vous avez dit bio ?) à travers les vignes et les chais du domaine. L’exploitation est magnifique. La visite vous conduit à la boutique, qui sert également de cave de dégustation.

Le domaine : 4/5

Benziger winery est un bel exemple de réussite familiale, puisque trois générations travaillent ensemble à l’exploitation des 34 hectares de vignes du domaine.

Créé en 1974, il entame sa transition en biodynamie en 1995. Il est certifié par Demeter en l’an 2000. A partir de 2001, les vins « estate », c’est à dire cultivés, vinifiés et mis en bouteille à la propriété sont biodynamiques.
Mais l’exploitation vinifie également des vins issus de raisins d’autres propriétés. Tous les vins produits sont certifiés « agriculture raisonnée », « bio » ou « biodynamie ».

Le vin : 3/5

Le domaine produit une vingtaine de vins répartis en 4 gammes : Biodynamic Estate, Signatera (les vins récompensés), Appellation series, Vineyards designate. Ainsi qu’un Porto !

On y trouve des vins issus de tous les cépages de la Sonoma : sauvignon blanc, chardonnay, pinot noir, cabernet sauvignon. Ainsi que des assemblages.

Une fois n’est pas coutume, nous avons préféré le cabernet sauvignon, dont la structure et la complexité aromatique nous ont conquis ! A noter la qualité de certains pinots noirs qui nous ont positivement surpris.

Les prix : 3,5/5

Les prix pratiqués par la Benziger winery sont plus raisonnables que ce que nous avons pu voir dans la région. Ils s’étalent de $35 à $100 la bouteille. Le cabernet sauvignon qui nous a plu, le « Moon mountain cabernet sauvignon 2016 », coûte néanmoins la modique somme de $59.

4 – V.Sattui, l’approche commerciale de la Napa

Site Web : vsattui.com

Adresse : 1111 White Ln, St Helena, CA 94574

Numéro de téléphone : (707) 963-7774

La dernière winery que nous vous recommandons est en réalité assez spéciale. Le domaine V.Sattui ressemble en effet plus à un bar à vin au milieu d’un centre commercial qu’à un véritable domaine. 

Néanmoins, elle offre de nombreux vins différents à la dégustation, et ce à un prix tout à fait abordable. C’est l’occasion de poser toutes vos questions à votre sommelier autour d’un verre.

L’accueil : 4/5

Vous entrez dans la salle de dégustation comme dans un supermarché. Derrière quelques étales de tire-bouchon et gadgets en tous genres, le bar de dégustation se présente comme un pavé massif : les sommeliers à l’intérieur, les oenotouristes accoudés à l’extérieur.

Pour $20, vous dégusterez 5 vins de votre choix de la carte. En rajoutant $7, vous aurez le droit de déguster 2 cabernets sauvignons supplémentaires ! Elle est pas belle la vie ?

Le domaine : ?

Nous ne sommes pas encore tout à fait convaincus qu’il s’agisse ici d’un véritable domaine. En tout cas, nous vous le conseillons en tant que bar de dégustation, revendeur des vins produits sous différentes marques.

Le vin : 2,5/5

Nous avons été surpris par la qualité très hétérogène des vins dégustés. Après un riesling insipide (nous espérons qu’il s’agisse là d’une erreur de vinification), nous avons apprécié le Dry Creek Zinfandel 2016. Pour tout dire, nous avons été assommés par les 16% d’alcool que titre ce vin.

Le reste de la dégustation a donc tourné à la discussion de comptoir avec notre sommelier attitré, émerveillé de pouvoir parler de vin avec des collègues français.

Les prix : 4/5

Vous l’avez compris, cette dégustation n’a pas un énorme intérêt viticole. Pour $20, elle nous a permis de passer un bon moment et de parler des vins de la Napa valley à bâtons rompus avec un professionnel du coin.
Sachez cependant que les vins à la carte sont tout à fait abordables pour la région : entre 30$ et 50$ la bouteille.

Des vins parfaitement adaptés au marché intérieur

D’une manière générale et de manière subjective, nous avons été agréablement surpris par la qualité des vins rouges. Ils sont structurés, sur le fruit, parfois un peu trop alcooleux. Contrairement à ce qu’on a pu entendre, l’élevage en fûts de chêne n’est pas si souvent sur-utilisé au détriment du fruit. Beaucoup de vignerons nous ont fait part de leur volonté de contrôler cette pratique, qui a pu être abusive à une époque pas si lointaine.

Mais nous avons également été choqués par leurs prix, qui semblent deux fois plus chers que ce que nous avons l’habitude de voir en Europe, à qualité égale.

Quant aux vins blancs, ils nous ont systématiquement paru manquer d’acidité et donc d’attaque en bouche. Ils seront donc davantage appréciés par les amateurs de vins plus ronds.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les vignerons de la région cherchent avant tout à produire du vin destiné au marché local. Seule 15% de la production est exportée, essentiellement vers des pays anglo-saxons aux habitudes de consommation comparables : le Canada et le Royaume-Uni.

Or les consommateurs américains n’apprécient guère l’acidité, et lui préfère la sucrosité. Qu’il s’agisse de vin ou de gastronomie en général d’ailleurs. C’est, d’après nous, ce qui explique les caractéristiques des vins produits en Californie. Il ne s’agit pas d’un défaut, mais de la volonté assumée des vignerons de s’adapter au goût de leurs consommateurs. Et c’est bien normal !

Il en est de même pour le prix. Les consommateurs américains et canadiens ont un pouvoir d’achat significativement supérieur au notre. Les prix sont donc bien dimensionnés pour cette cible.

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Simplet mais rigide

Ca fait beaucoup de CO2 pour nous dire que le vin californien ne vaut pas la traversée de l’Atlantique 😉

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